Nouvelle-Zélande 2020 | J4 | Hot Water Beach –> Karangahake Gorge –> Waitomo Caves (partie 3)

Eh oui, à peine la lampe frontale éteinte, on se retrouve dans la nuit ce qui permet une première rencontre avec les fameux glowworms. Mais qu'est-ce que c'est donc que des glowworms Jamy ? Eh bien Fred, littéralement ça se traduirait par vers luisants, mais en français "ver luisant" c'est le nom que l'on donne à des coléoptères volants. Ce que l'on trouve dans les grottes néo-zélandaises, et que l'on trouve d'ailleurs uniquement là-bas, ça n'est absolument pas ça. Ce sont en fait des espèces de vers, accrochés au plafond, desquels pendent des filins bioluminescents qui produisent une lumière bleue-verte.

Le vrai nom de l'espèce c'est arachnocampa luminosa, mais glowworms ça sonne pas mal aussi non ?

En tout cas nous voici maintenant assis dans la pénombre de la grotte, en attendant que les suivants fassent leur descente en rappel, admirant de façon émerveillé (parce que c'est quand même vraiment étonnant comme bestioles !) nos nouveaux amis luisants.

Le dernier voyageur arrivé, la deuxième guide nous rejoint. On va sobrement dire qu'elle est descendue un peu plus rapidement que nous...

C'est le moment d'abandonner nos premiers glowworms, de descendre quelques marches et d'avancer jusqu'à la prochaine aventure...

...une tyrolienne !

Avant que chacun ne s'élance, explications rapides sur ce qui va nous arriver. En attendant notre tour, on fait un peu connaissance avec la guide. J'en profite d'ailleurs pour signaler qu'on a eu de la chance (à moins qu'ils soient tous comme ça), on est tombé sur un duo vraiment très sympa !

En plus des photos prises lors de notre visite, le "package" vendu contient quelques photos prises auparavant par un photographe professionnel, ce qui vous permet de vous faire une idée d'à quoi ça ressemble de tyrolienner au milieu des glowworms (en vrai le départ était pas éclairé).

La descente en tyrolienne est très courte et pas vraiment rapide, mais évidemment particulièrement sympathique vu le cadre !

Après ça, on se débarrasse de tout notre bordel de type harnais et compagnie. On avance un petit bout vers un rebord surplombant la rivière coulant au fond de la grotte - jusque là, on avait les pieds au sec. C'est l'endroit parfait pour une petite pause...

Au menu, chocolat chaud et biscuits !

C'est quand même plutôt sympa comme salon de thé !

C'est le moment de fermer la combi, de récupérer une bouée et de faire le grand saut...

Une nouvelle photo "pro" (ça doit vraiment pas être facile d'arriver à capturer à la fois les glowworms et une personne en mouvement)

Evidemment, vu la hauteur du saut, malgré le fait d'avoir une bouée au cul, on s'enfonce dans l'eau... et le moins qu'on puisse dire c'est que c'est rafraîchissant !

C'est donc parti pour l'exploration des lieux sur notre bouée ! Pour avancer, il n'y a qu'à "pagayer" avec ses mains où, dans les endroits avec un peu de courant, se tirer en avant grâce à des cordes accrochées aux rochers.

Voilà, ça c'est le résultat de l'équation personnes en mouvement + glowworms (+ lampe frontale) quand t'es pas une photographe professionnelle et que t'as du moins bon matos !

Pendant qu'on est dans les battles : photo pas pro VS...

...photo pro ! En vrai, ça ne ressemble à aucune des deux photos. La couleur, le "halo" et la magie du truc sont ceux de cette photo ci, mais les filins ne sont pas visibles à l'oeil. Vive les longues poses !

Attention, je n'ai jamais dit que notre guide était mauvaise photographe, c'est juste qu'elle avait pas le bon matériel. La preuve qu'elle sait y faire : cette photo de groupe en longue exposition assez géniale, où l'autre guide parcourait la grotte avec une lampe colorée.

Et celle là est très sympa... dès que personne ne bouge, tout va bien !

Maintenant qu'on commence à les connaître, c'est le moment de suivre un petit cours de biologie sur la vie des glowworms... Un cours à l'humour particulièrement en-dessous de la ceinture et scatologique ! Faut dire que les glowworms ont une drôle de vie.

La bestiole commence son cycle de vie sous forme d'oeuf, pondu à même le mur de la grotte. De l'oeuf sort un ver, duquel sortent à leur tour jusqu'à une trentaine de fillins qui se mettent à briller. Le bordel magique est produit dans leur appareil excréteur. Dis autrement, on est éclairés par de la merde fluo de vers de terre qui se sont chiés dessus. Ouais, c'est tout de suite moins charmant !

La lumière sert en fait à attirer des petits insectes volants, qui se retrouvent pris au piège, collés... ben sur la merde gluante du glowworm. Une fois le pauvre casse-croûte pris au piège là, notre ami le glowworm, d'un geste aussi habile qu'appétissant, ravale tout son truc et aspire sa proie.

Après s'être bien rassasié, le glowworm va se chrysalider et, deux semaines plus tard, un insecte volant en sortira. Il lui reste alors 3-4 jours à vivre, le temps de se reproduire, de pondre et de mourir dans la joie et l'allégresse. Quelle belle vie !

Un glowworm éclairé et vu de près, pour bien vous faire apprécier la beauté de la chose !

Et voilà ver quoi ça tend à la fin de sa vie...

Je pense que tout le monde s'accordera sur le fait que c'est beaucoup plus charmant vu de loin !

Notre parcours continue le long de la grotte, jusqu'à ce que le "couloir" commence à se rétrécir et qu'on finisse par faire demi-tour. Pour revenir sur nos pas (ou plutôt sur nos bouées) plus rapidement, on se met en formation "train de bouées" et on se fait tracter par une de nos guides.

La formation en question : accrochés par les pieds, tranquillement couchés sur notre bouée, en appréciant la vue pendant que notre guide fait tout le boulot !

Tout en nous tractant, la guide nous raconte des histoires d'horreur censés lui être arrivéess à l'endroit où on a fait demi-tour... J'ai quelques doutes sur l'authenticité de tout ça (je serais même prêt à parier que tous les guides racontent exactement la même histoire en la mettant à la première personne !), mais ça rajoutait bien à l'ambiance.

Revenus au point où on avait sauté dans l'eau, on se débarrasse de nos bouées et on continue l'exploration de la grotte en suivant la rivière dans l'autre direction. On arrive alors à un barrage servant à maintenir le niveau de l'eau haut dans la partie que l'on vient de quitter. Pour franchir le barrage, une seule solution :

Un toboggan ! Le retour en enfance continue...

Et voilà comment glisser comme un grotte-as...


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