Nouvelle-Zélande 2020 | J4 | Hot Water Beach –> Karangahake Gorge –> Waitomo Caves (partie 2)

Le deuxième tunnel, tout comme le premier d'ailleurs, n'est pas du tout éclairé, pour rajouter à l'aspect aventurier du truc - ou juste parce qu'il y avait pas d'électricité dans le coin en fait. En dehors du chemin principal qui reste relativement éclairé par l'entrée et la sortie, il y a des tunnels qui s'enfoncent jusqu'on ne sait où. Tout n'est pas visitable (vu que c'est une ancienne mine, j'imagine qu'il y a une bonne longueur de galeries), mais évidemment on n'a pas pu s'empêcher d'explorer à la lumière des flashs de nos téléphones un petit bout de cet endroit plutôt impressionnant et où il fait bien sûr nuit noir.

La vue avant d'entrer dans le tunnel. Tunnel-e vois peut-être pas, mais là en bas c'est le prochain pont suspendu qui nous attend.

Depuis le tunnel, des galeries perpendiculaires mènent à des petites "fenêtres" creusées dans la roche - d'où le nom de la randonnée, Windows walk. A l'époque ça servait pas à alimenter l'Instagram des touristes, c'était plus simplement utilisé pour balancer les gravats.

Il y avait une sorte de téléphérique qui traversait la gorge à l'époque (et dont un bout de l'arrimage est encore visible quelque part au long de la randonnée), mais là j'aurais du mal à vous dire où il se trouvait précisément. Ma mémoire s'en-gorge...

Après être sortis du tunnel et descendus un peu, nous voilà au pont qui nous permettra de traverser la gorge et de revenir par l'autre rive. Attendez-moi, j'a-rive !

L'autre rive est moins intéressante dans le registre minier, mais procure de jolies vues sur la rivière.

Pendant que vous admirez les jolies couleurs, je reprend mon ton de lecteur de Wikipedia : sachez que, au début du 20ème siècle, c'est de cette région que provenait 60% de l'or du pays.

Je vous donne un bon tuyau : sur l'autre rive, on aperçoit un reste de grosse canalisation.

Et nous revoilà à notre point de départ ou plutôt à notre pont de départ (la photo est prise depuis le premier pont suspendu avec la vue sur le deuxième).

A noter qu'à l'endroit où est parqué notre bus se trouvait à l'époque une ville accueillant les mineurs. A son pic de popularité (en 1907), jusqu'à 2'000 habitants y vivaient. Ecole, bowling, hôtels et divertissements pour les mineurs - on y trouvait tout ce qu'il fallait.

Voilà pour cette petite randonnée à travers un magnifique mix entre décors naturels et ruines industrielles passionnantes. Malheureusement, on a du faire cette visite un peu au pas de course. Il y avait plein de panneaux le long de la randonnée expliquant l'histoire de l'endroit et des avancées technologiques ayant permis l'amélioration du rendement de la mine au fil des ans, mais j'ai pas du tout eu le temps de faire la lecture. Et c'est sans parler des autres randonnées allant explorer les alentours, notamment quelques autres ruines de sites de concassage et d'une pompe qui servait à évacuer l'eau des mines. Cela dit, c'est (heureusement !) un des seuls endroits durant les six semaines où j'ai vraiment été frustré par le manque de temps passé sur place. Après quatre jours sur place, voilà déjà une bonne raison de revenir !

Il y avait encore de quoi passer un bon moment sur place, par exemple en traversant un ancien tunnel de ligne de chemin de fer faisant 1km de long.

Nous revoilà repartis dans notre bus, qui fera juste un petit arrêt à l'aéroport d'Hamilton pour embarquer un nouveau voyageur puis une pause super-marché / repas à Otorohanga avant de nous emmener à Waitomo Caves. La route est moins jolie que celle de montagne empruntée le matin même, mais plate, ce qui a l'avantage d'éviter les problèmes de bus.

Je devrais plutôt dire Waitomo, le vrai nom du village, mais comme tous les touristes je dis Waitomo Caves puisque, comme vous l'aurez compris, l'endroit est le paradis des grottes - des grottes un peu spéciales puisqu'elles sont remplies de glowworms. Le village est constitué à peu près uniquement d'hôtels et de compagnies proposant des visites de grottes. A ce propos, c'est un bordel assez gigantesque : il y a je pense une petite dizaine de compagnies différentes. Avant mon départ, j'avais fait le tour de leurs sites web pour essayer de voir lesquelles étaient les plus intéressantes et... c'est incompréhensible.

Ce qui est sûr c'est qu'il y a parmi elles ce qui me semble être la compagnie principale, dont le site web est tout simplement www.waitomo.com. C'est elle qui exploite la grotte la plus connue, du nom de Waitomo Glowworm Caves (ouais, en plus il y a tout qui porte exactement le même nom dans le coin). C'est la plus accessible et c'est bien sûr là que s'arrêtent tous les bus de touristes asiatiques qui font le tour du pays en trois jours et demi.

C'est la même compagnie qui exploite deux autres grottes visitables facilement, mais situées un peu à l'écart de la route principale : Ruakuri Cave et Aranui Cave. Elle a aussi une "marque" du nom de Black Water Rafting qui propose, comme son nom le laisse deviner, des visites plus aventureuses : Black Labyrinth (3 heures) et Black Abyss (5 heures). C'est avec eux que Kiwi Experience a un partenariat et, comme vous l'aurez compris, j'avais initialement réservé le Black Labyrinth avant de changer pour le Black Abyss.

Pour ce qui est des autres compagnies, c'est clairement dans aucune de ces trois grottes qu'elles se rendent. D'après ce que j'ai compris, il existe une quatrième grande grotte dans le coin (Gardner's Gut), c'est peut-être là qu'ils vont... ou alors dans d'autres grottes plus modestes. L'info n'est jamais clairement précisée sur leur site web. Peut-être aussi que certaines de ces compagnies sont justes des "grossistes" travaillant avec d'autres. Je vous défie de vous y retrouver en tout cas, surtout qu'elles ont quasiment toutes le même nom parfois à un .com ou .net près ! A noter que Stray a un partenariat avec une autre compagnie, pas avec Black Water Rafting.

Mais bref, si on en revenait à ce qui nous intéresse ?

Notre bus Kiwi Experience s'arrête sur le parking devant les locaux de Black Water Rafting et notre guide-chauffeur demande aux voyageurs ayant réservé une des deux activités d'aller faire leur chicken... Euh, hein, allô, qui, quoi, leur quoi !?!

Ca peut paraître idiot, mais j'ai vraiment mis un très long moment à comprendre qu'il voulait dire check-in ! L'accent kiwi a tendance à avoir une prononciation parfois assez étrange sur les "e" et les "i", particulièrement remarquable sur ce mot... Ca deviendra d'ailleurs un running joke avec certains voyageurs durant ces six semaines puisque j'ai pas été le seul à bloquer sur ce mot et qu'en plus il est particulièrement courant en tant que voyageurs.

Pour nous qui faisons le Black Abyss, le départ est imminent. Du coup on reste directement sur place - Black Water Rafting nous ramènera à la fin de l'excursion à notre hôtel où notre bus nous attendra avec nos bagages. Voilà de quoi je parlais quand je citais les avantages de Kiwi Experience et Stray par rapport à InterCity.

Après avoir rempli quelques papiers (condition médicale, acceptation des risques et tout le bordel), y'a plus qu'à faire la connaissances de nos deux guides et à aller s'équiper.

Il est interdit de prendre de quoi photographier ou filmer durant l'excursion, mais les guides emportent un appareil photo avec elles... et la série de photos est bien évidemment en vente à la sortie. Les guides nous ont cela dit gentiment expliqué qu'il suffisait qu'on se cotise, qu'une personne d'entre nous achète la série et la transmette ensuite aux autres, ce qu'on a évidemment fait. Tout ça pour dire que toutes les photos qui vont suivre ne sont pas prises par moi, même si je n'ai pas précisé la source à chaque fois.

Premier enfilage de combi d'une longue série durant ce voyage...

Et oui, vu qu'il fait pas franchement chaud à l'intérieur de la grotte et que l'eau la parcourant l'est encore moins, mieux vaut s'équiper en conséquence : bottes, combi semi-étanche, casque et lampe frontale.

La photo de groupe avant le départ, avec moi même en haut à gauche, quatre autres voyageurs de Kiwi Experience, une backpackeuse solo s'étant greffée au groupe et une de nos guides qui se prend pour Miley Cyrus !

Nous et nos nouvelles tenues particulièrement seyantes embarquons dans un mini-bus pour quelques minutes de route jusqu'à l'entrée de la grotte.

Et niveau entrée de grotte, on n'a pas choisi la facilité : le tour Black Abyss, comme son nom l'indique, commence par une descente en rappel de 35 mètres. Du coup il faut s'entraîner un peu, et on fait ça dans une petite pente, ce qui nous donne l'air plus ou moins malin.

Ouais, j'avais bien dit plus ou moins... Cela dit, je veux pas balancer, mais c'est pas moi qui était incapable de comprendre comment m'attacher à la corde !

Après avoir suffisamment joué aux guignols (c'est à dire avoir compris comment descendre plus ou moins vite et comment s'arrêter et se bloquer), il est temps de passer aux choses sérieuses.

Bon, si je me rappel bien, je crois que c'est par là qu'on va...

C'est l'heure des derniers rappels pratiques...

C'est parti !

J'ai l'impression d'aller au trou...

Dernier aperçu de la lumière du jour pour quelques heures

Après ça se complique un peu : le trou se resserre assez fortement et c'est le moment où je rend compte que mes bottes sont probablement trop grandes, du coup prendre appui contre la paroi est moins facile que prévu... Mais bon, tout va bien et après cette bonne dose de fun j'atterris 35 mètres plus bas.

Je constate que je me suis quand même un peu amoché un doigt en frottant contre la corde, amateur que je suis, puis la guide descendue la première me décroche, éteint ma lampe frontale et... oh, des glowworms !


<-- Article précédent  |  Retour au sommaire  |  Article suivant -->

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *