Nouvelle-Zélande 2020 | J8 : Rotorua | Partie 3 (Wai-O-Tapu)

Me voilà de retour au point de séparation entre les chemins de la deuxième et de la troisième boucle du parc. La suite de l'itinéraire remonte la Primrose Terrace jusqu'à la Champagne Pool.

Au sommet des Chutes de la mariée, découverte des motifs étonnants de ces terrasses, mais chute - il ne faudrait pas les déranger...

Voilà ce que ça donne vu de plus près. Après toutes ces années, les minéraux contenus dans l'eau ont vraiment laissé de jolies t(e)races.

Comme vous pouvez le voir, la chaleur de l'eau est loin de terrasser la végétation ambiante.

Un peu plus haut, les terrasses sont bien plus larges (mais, rappel utile, large-nt ne fait pas le bonheur).

Et me voilà de retour au bord de cette chère Champagne Pool ! Je ne vous ai pas encore donné ses caractéristiques d'ailleurs : formée il y a 900 ans, elle fait environ 65 mètres de diamètre et presque autant de profondeur.

Son nom vient du fait que par endroit du CO2 remonte à la surface en faisant des jolies bubulles, comme dans un verre de champagne. Du côté de la température, en surface sont mesurés environ 75°C, mais la source qui alimente cette belle piscine pourrait atteindre 260°C en son point le plus profond. Ca fait un peu chaud pour du champagne !

La couleur rouge sur les rives provient de certains minéraux qui s'y déposent et finissent par s'y accumuler, à savoir principalement de la stibine et de l'orpiment (qui, comme son nom l'indique, coûte trop cher pour en faire du Tabasco).

A propos d'or, on en trouve également parmi la longue liste de minéraux identifiés dans cette Champagne Pool. Bon, il est évidemment dilué (y'a pas une pépite qui va d'un coup arriver à la surface !) et représente seulement 0.008 % du total.

Enfin une photo où on voit un peu mieux les couleurs ! Ca a un petit côté (cham)pagne africain, non ?

Je vous disais que notre chère Champagne Pool a 900 ans, ce qui est bien jeune en terme géologique. Du coup on sait jamais trop ce qui peut arriver, d'où ce genre de panneaux pas forcément rassurants !

En plus des minéraux, y'a tout un tas de trucs vivants là-dedans, dont des bactéries y ayant été identifiées pour la première fois. Un exemple ? Venenivibrio stagnispumantis. Ouais, c'est pas faux.

Il paraît que la teneur des eaux en arsenic (l'histoire de ne dit si c'est du théâtre ou de la danse, ...) est particulièrement élevée.

Allez, dernier coup d'oeil sur la Champagne Pool, faudrait pas que je loupe le rendez-vous avec note chère Prof. Umbridge !

Me voilà de retour sur la première boucle, le royaume des cratères et des traces de souffre.

Et justement, voilà que la terre souffre en deux au niveau de Rua Pūmahu (ce qui signifie "le cratère de la vapeur").

Il y a quelque chose dont j'ai peu parlé pour le moment, c'est le bruit de toutes ces curiosités. On entend des sons d'eau, mais aussi des étranges gargouillis, qui sont amplifiés dans le cas de cratères. En l'occurence les borborygmes de celui-ci, dûs à la boue en ébullition dans ses profondeurs, ont été enregistrés et utilisés par des bruiteurs pour composer l'ambiance sonore du Mordor dans la trilogie Lord of the Rings.

C'est du moins ce qu'expliquait un panneau devant le cratère, mais j'ai parfois eu l'impression qu'en Nouvelle-Zélande tous les prétextes étaient bons pour faire un lien avec leurs trilogies nationales ! Aux Etats-Unis les arguments utilisés pour attirer du public sont toujours que c'est le "biggest" truc, le "largest" machin et la "most expensive" chose, ici la catchphrase qui fonctionne c'est "vu dans LOTR" !

Vu dans Lord of the Rings ! Ben oui, vous reconnaissez pas le passage où Frodo souffre ?

Cratère suivant, Rua Ōwhanga, à savoir le cratère du nid, peut-être parce qu'il n'est nid aussi profond, nid aussi intriguant que son voisin.

Avant-dernier arrêt, Anga Whānāriki, bien plus grand et dont le fond possède des bassins angastrés.

Finalement, me voilà devant le deuxième symbole de Wai-O-Tapu avec la Champagne Pool : Roto Kārikitea et sa couleur complètement folle.

Sa couleur unie (il n'y a aucune zone plus sombre ou plus claire) est évidemment encore plus incroyable en vrai qu'en photo, hyper fluo. Cette teinte serait due à un habile cocktail d'éléments minéraux et de bactéries bouffeuses de souffre, ce à quoi il faut ajouter l'absence de boue. Cependant l'accès compliqué aux rives du lac fait que peu d'analyses ont été faites et donc que sa composition est apparemment moins connue que celle des autres eaux du parc.

Le temps était un peu couvert, avec des gros rayons de soleil l'effet doit être encore plus impressionnant. Mais bon, je vais pas être sé-vert, c'était déjà très joli comme ça !

Les falaises qui entourent le bassin sont bien entendu vert-igineuses.

Dernière photo de cet endroit vraiment génial et il est l'heure d'aller reprendre mon bus - je serais vert de rage de le rater.

Au passage j'ai juste le temps d'acheter un petit ravitaillement à l'entrée du parc et je retrouve notre conductrice et guide de choc. Au final j'ai eu le temps de faire le tour de l'ensemble du parc et de "tout voir", mais il faut bien dire que ne serait-ce qu'une demi-heure supplémentaire aurait été fort agréable (d'autant que le petit bout de chemin fermé n'aidait pas) !

Nous voilà de retour sur la route, pour très peu de temps puisqu'un dernier arrêt dans le secteur de Wai-O-Tapu nous attend avant de mettre les voiles en direction de Waimangu.


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