Nouvelle-Zélande 2020 | J7 : Rotorua | Partie 4 (Redwoods / Sulphur Point / Rotorua)

Je sors mon iPhone pour tenter de repérer le chemin le plus court pour atteindre les Redwoods, tout en essayant de préserver ma batterie déjà bien mise à mal par mes nombreuses photos prises et surtout d'économiser mon forfait très limité.

Un chemin m'a l'air bien, malgré un gros panneau "Pas d'accès à Redwoods par ici", que j'espère destiné uniquement aux véhicules (oui, je suis optimiste). J'avance un bout, voit un autre panneau qui me semble pointer vers la bonne direction, mais hésite à suivre le sentier indiqué qui longe de hauts barbelés protégeant une entreprise sans que j'aie l'impression que tout ça débouche quelque part... J'ose pas non plus déranger des employés trainant dans le coin, me disant qu'ils doivent en avoir marre de voir débarquer des touristes malgré le gros panneau à l'entrée de la rue.

Bref, je finis par faire demi-tour et me résout à un énorme détour. Faut dire que les Redwoods sont séparés de la route arrivant de Te Puia par une énorme zone dédiée à la recherche agricole. Il y a des labos, des serres, un peu de tout. Mais, miracle, je finis enfin par me retrouver dans une forêt - ça paraît être la bonne direction.

Euh, je vois mal parce-que je bois (...) trop ou ces arbres ont vraiment l'air très alignés ?

En fait, la recherche agricole dont je parlais est spécialisée dans l'étude des forêts. Si elle est établie ici c'est parce que dès 1898 le gouvernement a décidé qu'il fallait que le pays produise plus de bois. Du coup ils ont fait des tests, à plutôt grande échelle puisqu'ils ont quand même planté une soixantaine d'espèces d'arbres différentes sur plus de 5'000 hectares (appelés Whakarewarewa Forest)  ! Le but étant bien sûr de voir laquelle était la plus rentable à exploiter.

Plus loin, voilà une autre espèce... Ca rend pas forcément bien en photo, mais les arbres sont alignés au centimètre près sur des très longues étendues, ce qui donne curieusement une ambiance vraiment étrange !

J'arrive enfin vers ce qui est appelé Redwoods, à savoir un secteur de la Whakarewarewa Forest constitué, comme son nom l'indique, de séquoias. Ici non plus rien n'est naturel, tout a été planté par l'homme pour faire de la recherche, dans le but de finir en armoire.

Cela dit, là où les plus de 5'000 hectares de la Whakarewarewa Forest sont toujours exploités et donc les arbres périodiquement abattus, la partie Redwoods est elle conservée et dédiée aux randonneurs, cyclistes et cavaliers. Je pars donc pour une petite randonnée à travers les séquoias (atteignant jusqu'à une soixantaine de mètres de haut), plantés ici dès 1901.

Non seulement il y a des séquoias, mais il y a aussi de l'eau ! D'une couleur, d'une clarté et d'une stagnation tellement parfaites qu'ombre-ndrait ça pour du Plexiglas, non ?

J'ai pris très peu de photos, déjà parce qu'une forêt c'est pas forcément la chose la plus incroyable à capturer, mais surtout pour pas tronçonner ma batterie. Vu que le mal que j'ai eu à arriver jusque là, je préférais garder de quoi utiliser mon iPhone pour être sûr de pouvoir retrouver comment rentrer !

On ne peut pas dire que l'itinéraire emprunté par cette rivière ait été tiré au cours-d'eau...

J'ai vu cette petite rivière au début de la randonnée, le reste du circuit était beaucoup plus classique, à travers la forêt, où passe notamment un parcours accrobranche. Rien de bien incroyable donc, mais une jolie marche malgré tout.

De retour au point de départ, j'observe l'attraction des lieux, le Treewalk, à savoir une trentaine de ponts suspendus reliant des séquoias entre 10 et 20 mètres du sol. Rien d'aventureux, c'est accessible très facilement (pas besoin de harnais je veux dire)... mais évidemment payant. Autant j'ai pas vraiment regardé à la dépense concernant les activités durant ce voyage, autant là je voyais pas trop l'intérêt de payer pour voir la forêt depuis quelques mètres plus haut. Cela dit, ça doit être sympa à faire de nuit, puisque le parcours est alors éclairé par des espèces de lampions sculptés.

Mais vu que là il fait jour, je décide de quitter les Redwoods via un chemin qui suit un parcours de mountain bike. Voilà que je débarque sur un sentier qui suit une entreprise protégée par une haute clôture barbelée. Ca me rappelle quelque chose ! Donc ouais, l'accès aurait été possible par ici...

De retour sur la route principale, je me dis que je suis plutôt con d'être passé par là (oui, vraiment, cet après-midi aura été un modèle d'organisation !). En effet, j'aurais pu retourner à mon hôtel en passant par le secteur de Sulphur Point que je n'avais pas visité la veille. Bah, je suis plus à un détour près...

Mes trajets de la journée, qu'on qualifiera poliment de pas franchement optimisés !

Et voilà que je retrouve ce bon vieux Puarenga Stream, quelques dizaines de mètres avant qu'il se jette dans le Lake Rotorua. Lakête touche à sa fin.

Sur la rive gauche vous voyez quelques nouvelles sources de vapeur, tandis que sur la rive droite c'est... bien sale. Faut dire que l'endroit fut utilisé longtemps comme décharge.

Cette zone de Sulphur Point, appelée Sulphur Flats, n'est pas spécialement impressionnante, mais a l'avantage d'avoir un chemin peu délimité (aucune barrière) passant très proche des points d'intérêt. Accessoirement, j'y ai croisé absolument personne.

On vous rappelle quand même que tout ça est dangereux. Si vous aviez prévu de vous écarter du chemin, c'est donc le moment de danger d'avis.

On retrouve ces charmants paysages lunaires, lune des particularités de ce secteur.

Le Rotorua Museum est en vue, à une distance idéale pour musée encore un peu les semelles.

Fou gerchez des fougères ?

Et voilà la dernière photo de cette série sulphureuse.

J'arrive alors vers la zone de Sulphur Point déjà visitée la veille, à proximité des Government Gardens. Avec mon itinéraire pas très réfléchi, j'aurai quand même parcouru 26 kilomètres durant la journée selon mon fidèle iPhone.

Pour la soirée, j'irai manger au Pig & Whistle, vendu comme étant le pub historique de Rotorua, situé dans ce qui fut de 1940 à 1969 le poste de police de la ville. Plutôt sympathique, mais rien d'immanquable.

Après ça, retour à l'hôtel. Ce chapitre étant dédié à la confession de mes approximations d'organisation, je dois vous dire que j'ai réservé mon séjour à Rotorua trop tard. Résultat, il n'y avait plus de chambre disponible pour quatre nuits d'affilé au YHA Rotorua... donc j'ai réservé trois différents types de chambres ! Dans le détail, pour la première nuit j'étais en single sans salle de bains, pour la deuxième en double avec salle de bains et, pour les deux dernières, craquage ultime (ou presque), en "deluxe double" avec salle de bains.

Ce à quoi ressemblait la chambre double non deluxe... pas de grande déco, mais c'est propre et confortable !
[source : hôtel]

C'était évidemment pas idéal de devoir chaque matin vider la chambre, passer à la réception, déposer mes bagages puis, le soir, retourner à la réception pour prendre une nouvelle chambre, mais bon, rien de bien horrible non plus. Ca m'aura permis de visiter tout l'hôtel ! Je le recommande d'ailleurs ; très basique bien sûr, mais propre et avec une équipe plutôt sympa.

Pour le lendemain, qu'est-ce que vous penseriez de l'idée d'aller voir encore quelques curiosités de type glou-glouttantes ?


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