Nouvelle-Zélande 2020 | J7 : Rotorua | Partie 1 (Te Puia)

Premier objectif de ce septième jour en Nouvelle-Zélande : aller retirer un peu de cash, vu que la présence des food trucks en ville la veille faisait qu'il y avait une longue file décourageante devant chaque distributeur... J'en profite pour me ravitailler chez Dunkin' Donuts et prend la direction de Te Puia pour aller voir quelques geysers.

Te Puia est situé à la sortie sud de la ville de Rotorua. Pour y aller, j'ai 3.5km à marcher le long de Fenton Street, la route principale des lieux, toute droite du début à la fin et avec des motels sur à peu près toute sa longueur. Je me croirais aux Etats-Unis !

Te Puia est en fait le nom d'une ancienne forteresse maorie qui se trouvait à cet endroit, le vrai nom de l'endroit c'est Whakarewarewa, qui est lui-même la version courte de Te Whakarewarewatanga O Te Ope Taua A Wahiao. Euh... ça vous va si j'en reste à Te Puia ? Quel que soit le nom que vous préférez, l'important c'est ce dont il s'agit : un endroit où se trouvent plein de curiosités géothermiques, mais aussi quelques expositions sur la culture maorie et même des kiwis en captivité. L'entrée est malheureusement loin d'être donnée (60 $NZ, soit environ 40 CHF)...

Alors, quel est le plan de la journée ?
[source : Jassy-50 sur Flickr]

Pour commencer, geyser-ait d'aller voir là en-bas, quelque-chose me dit que ça a l'air intéressant...

Quelques minutes de marche plus tard et j'arrive au pied de l'endroit où se trouvent les geysers des lieux.

L'occasion de placer une anecdote : la Nouvelle-Zélande a la deuxième plus grande concentration au monde de geysers, derrière Yellowstone. Et ce que j'ai sous les yeux est un des plus grands rassemblement de gros geysers au monde.

L'eau s'écoule tranquillement, pendant que le temps s'écoule en attendant la prochaine éruption... S'écoule, non ?

Le maître des lieux c'est le Pohutu Geyser, qui entre en éruption avec un intervalle d'à peine plus d'une heure.

Toute cette belle activité thermique empar'fumme les lieux d'une délicieuse odeur...

En attendant la prochaine éruption de ce bon vieux Pohutu, je remonte un chemin du parc (en direction de ce qui est le numéro 10 sur le plan) pour aller découvrir les autres curiosités locales.

Voilà un très gros bain de boue du nom de Ngā mōkai-ā-Koko, ce qui veut dire "la préférée de Koko". D'ailleurs, vous connaissez la blague à Koko ?

Koko est un fait le nom d'un ancien chef du village qui était apparemment fan de cet endroit. Il disait que les bu-bulles s'échappant de la boue lui faisaient penser à des enfants qui jouent. Mais pour le moment il y a tout un groupe qui s'entasse là-devant, donc je continue mon exploration un peu plus loin.

Je ne boue-de pas mon plaisir lorsque je tombe sur une version plus petite aux bulles très photogéniques.

Etang donné que je suis par là, je vais jeter un oeil sur cet oasis qui n'est pas constitué de plein de fruits ni d'eau de source (mais qui est fun quand même).

C'est juste à côté que se situe le bâtiment abritant les kiwis, refait à neuf tout récemment. Une petite exposition nous explique tout ce qu'il faut savoir sur ces piafs symboles du pays (parce que oui, je parlais d'oiseaux, pas de fruits), puis on entre dans la partie abritant les enclos, plongée dans la nuit puisque les kiwis sont des animaux nocturnes. Première rencontre pour ma part avec ces étonnantes bestioles qui ne volent pas. En effet, la Nouvelle-Zélande étant dépourvue de mammifères terrestres, l'évolution a fait son boulot et les kiwis ont occupé ce créneau. Oserais-je dire qu'en les observant je me suis dit qu'ils avaient la banane ?

Pas de photos à vous proposer, des panneaux plutôt menaçants avertissant qu'elles sont strictement interdites, allant même jusqu'à dire qu'une loi nationale interdit de photographier des kiwis - mais je dois dire que j'ai un gros doute au sujet de cette information...

Retour vers Ngā mōkai-ā-Koko, dont l'étrangeté est encore renforcée par cet hôtel en ruines à l'arrière-plan. Une vraie invitation à l'urbex !

D'après mes recherches, une aile du bâtiment était déjà fermée à la suite d'affaissements quand, le 22 décembre 2017, les autorités ont soudainement donné 8 heures au propriétaire pour évacuer et fermer définitivement le reste de l'hôtel après avoir constaté que la chaleur du sol augmentait et faisait craindre pour la sécurité des lieux.

En tout cas j'adore l'allure de ce boue du parc ; on dirait des brownies sortant du four !

Et si je retournais voir ce qui se passe du côté de la plaine des geysers ?

Une partie de l'eau sortant des geysers se déverse dans la rivière qui traverse le parc, ce qui donne d'amusants mélanges. Si vous vous posiez la question, désolé, mais geyser-o idée de la différence de température entre les deux liquides.

Mais c'est pas le moment de regarder la rivière, puisque nos amis les geysers ont l'air de se réveiller !

Le truc que vous voyez cracher de côté ça n'est pas le Pohutu, mais son tout proche voisin, le Prince of Wales Feathers Geyser, qui entre systématiquement en éruption juste avant lui. Son nom vient du fait que sa forme serait similaire à celle des plumes sur le blason du Prince de Galles. C'est le moment où il faut approuver poliment sans trop se poser de questions !

Cette fois, le doute n'est plus permis, de l'eau commence également à sortir de notre bon vieil ami Pohutu !

Les éruptions durent entre 2 et 4 minutes et leur puissance dépendent notamment du vent et de la pression atmosphérique. Dans des conditions optimales, la bête peut cracher jusqu'à une trentaine de mètres de haut.

Là je pense qu'on était très clairement assez loin du potentiel maximum - il a Pohutu donner.

Le bouquet final, avec la vapeur qui s'élève et nous laisse bien voir la colonne d'eau des deux geysers.

Photo prise 4 minutes après la précédente. L'éruption touche à sa fin...

Du coup je continue mon chemin et je fais éruption sur les hauteurs du plateau des geysers, d'où j'admire la fin de l'irruption (ou le contraire).

La vue aux alentours est devenue pour le moins sauvage, il faut bien rocher-cher pour encore voir de la végétation.

Mais en prenant un peu de hauteur l'horizon s'ouvre et me laisse apercevoir la suite des réjouissances...


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