Nouvelle-Zélande 2020 | J5 | Waitomo Caves (partie 1)

Réveil pas trop matinal en cette nouvelle journée du côté de Waitomo. Petit-déjeuner sur le pouce avec des achats de la veille et me voilà parti en direction de la grotte la plus célèbre des environs, Waitomo Glowworm Caves. Ca tombe bien, c'est à environ 500 mètres de l'hôtel !

Comme je vous l'ai déjà expliqué, c'est la même compagnie qui gère le Black Water Rafting et les visites de trois grottes. Il y a un pass permettant de visiter les trois grottes en une journée (dont le prix est vraiment pas donné...), mais sur leur site web c'était pas vraiment clair si c'était réalisable sans voiture. Au guichet, la vendeuse me confirme que oui ; je commencerai par Waitomo Glowworm Caves puis une navette viendra me chercher et m'emmènera vers l'entrée des deux autres grottes. Parfait !

Comme je vous l'ai aussi déjà dit (décidément !), Waitomo Glowworm Caves c'est la grotte qui est visitée par la majorité des touristes de passage dans le coin, puisqu'elle est très facile d'accès et que le tour est bouclé en une heure. Du coup il y a pas mal de monde au visitor center (tout neuf et à l'architecture très moderne) d'où des tours guidés partent toutes les 10 ou 15 minutes.

Le visitor centre que j'avais même pas pensé à prendre en photo (merci Wikipedia !) avec, sur la gauche, l'accès à la grotte
[source : Wikipedia]

Une fois mon heure de passage arrivée, le guide nous rappelle les règles, à savoir principalement la stricte interdiction de toutes vidéos et photos et également la requête de rester silencieux - pas de chance, je suis tombé sur un groupe avec un gamin brailleur.

Après ça on rentre dans la grotte et on en parcourt quelques mètres, fortement aménagés (sol aplati, rambardes, fort éclairage, etc.). Du côté de la grotte en elle-même... ben c'est une grotte, avec quelques stalactites, stalagmites et autres vieux cailloux. C'est sympa mais, soyons honnêtes, relativement banal.

L'entrée se fait en haut du plan, au niveau du numéro 11.
[source : Australasian Cave and Karst Management Association]

Après quelques escaliers, on débarque dans la "cathédrale", la partie la plus large de la grotte qui comprend quelques jolies formations.

Trouver une photo potable de l'endroit, c'est un peu comme chercher le cathé-Graal...
[source : The Gallivant Post]

Au bout de la cathédrale, après quelques nouvelles marches, se trouve une plateforme qui domine une salle en contre-bas. On peut y voir quelques glowworms et l'éclairage oscille entre jour et nuit ("Monsieur Jacquouille, je vous en prie, à la longue ça devient casse-pieds !") ce qui permet d'illustrer les explications du guide sur ce qu'est un glowworm. Les explications sont cela dit données avec beaucoup moins d'humour que celles de notre guide de la veille !

On revient alors sur nos pas et notre guide entame une chanson maorie pour prouver les qualités acoustiques de la cathédrale (il y a parfois des concerts qui y ont lieu).

Après ça, on descend au niveau inférieur de la grotte où se trouve une rivière sous-terraine dont le plafond est peuplé d'un très grand nombre de glowworms. On va parcourir l'endroit sur un bateau. A partir de là, il est demandé de garder un silence absolu - coup de chance, je ne me retrouve pas sur le même bateau que le morveux qui continue d'hurler !

La barque avance grâce à un employé debout qui nous tracte grâce à une corde suspendue à travers la grotte. Le parcours est relativement court, mais vraiment magnifique grâce à une très très grande concentration de glowworms. Le silence de l'endroit et le fait de se déplacer en glissant tout doucement sur la surface de l'eau donne un côté assez zen à la chose, ce qui est plutôt surprenant mais clairement appréciable pour une visite si fréquentée. En plus, pour être honnête, je suis vraiment fan de ces bestioles !

Je vous ai pas cherché une photo des lieux puisque ça ressemble quand même pas mal à ce que j'ai vu (et que je vous ai largement illustré) la veille.

Le bateau finit son parcours à l'air libre et nous dépose sur un ponton.

La rivière continue sa route avec des couleurs vraiment photogéniques. Quant à nous, le visitor center se rejoint en quelques mètres et quelques marches.

Bilan ? Même si ça sent vraiment le tourisme de masse (interdiction des photos, guide qui nous encadre largement, petit poussage de chansonnette, grotte sur-fréquentée, etc.) et si la première partie de la visite n'avait pas grand intérêt, rien que pour la partie glowworms ça valait la peine.

J'attend un moment la navette qui vient m'embarquer... pour un trajet privé, j'ai le mini-bus pour moi tout seul ! Destination : Aranui Cave et Ruakuri Cave (celle que j'ai parcouru le jour d'avant), deux grottes dont les entrées sont proches

La première que je vais visiter c'est Aranui Cave. Une guide nous accueille et notre petit groupe s'élance à travers la forêt jusqu'à l'entrée de cette grotte, un peu moins labyrinthique que les autres puisque la visite va ici en gros se résumer à un aller-retour le long d'un couloir principal. Ah, et précision importante : pas de glowworms au menu (enfin, au menu, c'est une expression... pas sûr d'avoir envie de manger des glowworms !).

Premier aperçu des lieux à peine entré dans la grotte - et oui, ici les photos sont autorisées.

Juste à l'entrée de la grotte, à la frontière avec la lumière du jour, vivent des wetas. Si ce nom vous dit quelque chose, c'est peut-être à cause de Weta Workshop, l'entreprise d'effets spéciaux célèbre pour ses collaborations avec Peter Jackson (vous remarquerez au passage un exploit : ne pas encore avec cité PJ alors que j'en suis déjà au cinquième jour de ce carnet de route !).

Pour ceux qui connaissent, avec un peu de chance vous visualisez leur logo et vous savez donc ce qu'est un weta. Pour les autres, disons que c'est un insecte nocturne assez énorme - un des plus gros du monde. A noter que weta en maori ça veut dire "dieu des choses laides" (c'est de nouveau le Professeur Wikipedia qui vous parle).

Et donc là il y en a quelques-uns, un seul étant à peu près visible. We, ta qu'à l'imaginer...

Sinon, concernant la grotte en elle-même, c'est très joli, mais c'est pas conçu pour être photographié avec un iPhone 7

C'est vrai quoi, ça serait trop demander de fabriquer des grottes sur mesure pour pouvoir faire des jolies photos, hein ?

Cela dit, la grotte s'appelle Aranui, donc il fallait bien s'attendre à ce qu'il y fasse... nuit

On arrive dans un passage un peu plus serré...

La guide nous décrit toutes les formations rocheuses, dont la plupart portent des noms dont on arrive plus ou moins (surtout moins en fait) à faire le lien avec sa forme. Elle semble par contre exaspérée par une touriste qui semble vouloir tout, mais vraiment absolument tout filmer. Du coup elle traîne toujours à l'arrière du groupe et ça énerve bien la guide - mais l'avantage c'est que ça nous laisse plus de temps.

Un passage sous stalactites qui semble tout droit sorti d'une exploration d'Indiana Jones...

La suite du parcours se ressert tellement que, pour éviter que vous endommagiez des formations rocheuses, des capteurs bardent le chemin. Si votre bras s'approche un peu trop, une alarme se déclenche. Après la touche Indiana Jones, voilà la touche Ocean's Eleven !

C'est fou comme c'est flou...

Encore quelques marches avant d'arriver au bout de la grotte. Ca marche ?

Et voilà le bout !

Et revoilà le bout, mais cette fois sans recadrage et filtrage instagrammesque

C'est vraiment plutôt sympa et densément peuplé de stalactrucs dans le coin

Une dernière photo de ce bout d'Aranui...

...et c'est le moment de faire demi-tour vers l'Arajour !


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